cadavreZexquis

23 octobre 2009

place au Phénomène !!


Un phénomène qui a pris son temps, vacances obligent !

On a tous promis que ça ne se reproduira plus ...



01 Anne-Lise



02 Anne

02_anne



03 Estel

03_estel




04 Sarah

Je n'ai plus de visage désormais.

Je suis comme l'ombre de moi-même et pourtant, la lumière traverse mes pensées.

Le souvenir de ta robe plissée me fait sourire.

Enfin je crois...

Il fait si sombre tout autour.

Je suis blessé.

 

05 Thomas


Garniture #1
envoyé par MonsieurJaune



06 Franck



5 miles left
there's a dark coat on the shoulders of Mulholland Drive
your head turns, and turns, like a ring

3 miles left
you are a taxi driver on the lost highway
a foutain of unknown blood runs in your open veins, your disturbet mind

1 mile left
empty factory down the hill where everything takes end
and this time nobody is bringing out the dead.



07 Anne-Lise

08 Sarah

09 Anne

09_anne



10 Estel

10_estel



11 Franck


Un homme s'est

                                                noyé dans un verre d'eau

Il a erré, c'est la nuit dehors, dans un parking souterrain.
Il s'est allongé contre une bande blanche à demi effacée

et se couvrant du souffle chaud d'une bouche d'aération

                    il s'est endormi.

Au premier crissement de pneu, il a ouvert les yeux,

et dans un élan automatique, sa main a saisi une flasque

                    dans les plis
                                                                       de sa veste.

Le crissement a disparu,

       il y avait

                le bruit du liquide amer s'écoulant dans sa bouche.

Puis il est mort

                                               noyé dans un verre d'eau



12 Thomas


Garniture #1
envoyé par MonsieurJaune



13 Anne

SALUT LES CHATS
M
ON COEUR SAFFOLE
AH
         AH      AH

DUM DUM DIS DONC PFUIIT !

UENE GOUTTE ENCORE
U
NE GOUTTE CE TROP
I
LE ST TROIS HEURZS

BONSOIR LES CHATS
RHHHHAA AAAAH


14 Sarah

14_sarah

15 Thomas

50 PRINTEMPS

 

 

          SEQ SEQ 1 . INT. JOUR / Chambre de clinique

Plan large de la chambre fixe (depuis la porte d'entrée).

 

Une chambre de clinique, vide. La blancheur de la pièce met en exergue la lumière extérieure, blanche aussi, très intense. La fenêtre est ouverte et une légère brise fait danser le rideau en tissu fin. Dans cette chambre, un lit fait, une table de nuit vide, une chaise dos au mur et qui fait face au pied du lit. Sur cette chaise se trouve un sac. Un rayon de soleil projette l'ombre d'un arbre au sol, dont les feuilles tremblent lentement.

On entend des bruits venant d'une pièce voisine.

Au bout de trente secondes, une silhouette sort des toilettes et entre dans l'image à contre jour, se dirige vers le sac. Une fois devant le sac, on devine un homme d'une cinquantaine d'années, plaçant ses affaires de toilettes dans son sac. Il ouvre ensuite un placard à côté de la chaise, la lumière réfléchie par la porte ainsi ouverte éclaire le visage de l'homme. Il a l'air calme et organisé, serein.

Il place une petite pile d'affaires dans son sac et reste immobile face à lui, cherchant ce qu'il manque. Il se dirige vers la table de nuit, ouvre le tiroir et en sort une boite. Il la regarde en la faisant tourner, sans lire ce qu'il y a écrit dessus durant dix secondes.

Il replace la boite dans la table de nuit, referme le tiroir, marche rapidement vers le sac, le referme, prend un gilet dans le placard, referme la porte, prend son sac et se dirige vers la sortie.

 

L'homme arrive sur la caméra. NOIR.

 

SEQ SEQ 2. INT. JOUR / Couloir

Fondu enchané rapide du noir sur une porte d'ascenseur fermée, en plan moyen.

 

La porte de l'ascenseur s'ouvre, découverte sur une infirmière équipée d'une table à roulette sur laquelle se trouvent une batterie d'appareils de mesures médicales, dont un électrocardiogramme et un tensiomètre. L'infirmière fait un sourire à la caméra.

L'homme entre dans le champs en pénétrant dans l'ascenseur, il se place à côté de l'infirmière, le sourire qu'il était en train de lui rendre est encore sur ses lèvres, la porte se referme.

 

           SEQ SEQ 3. INT. JOUR / Ascenseur

Séries de gros plans des visages, de plans poitrine et de plans rapprochés des jambes.

 

L'homme ne bouge pas, il regarde la lumière du plafonnier comme on regarde les étoiles, l'infirmière regarde le visage de l'homme, puis la lumière également, esquisse un léger sourire tout en redescendant sur les yeux de l'homme. Son attention se porte sur le sac que l'homme porte à sa main gauche, comme une valise. Le visage de l'infirmière change alors d'expression, elle est intriguée et inquiète mais ne parle pas, ne bouge plus. L'homme lâche la lumière du regard, observe le visage de l'infirmière, puis tout en le suivant, regarde son sac.

L'ascenseur arrive au rez-de-chaussée, la porte s'ouvre sur les deux personnages immobiles. Trois personnes attendent pour entrer, l'homme sort de l'ascenseur puis du champs, l'infirmière le suit du regard mais reste dans l'ascenseur, inquiète. Les trois personnes entrent dans l'ascenseur en discutant des étages, les portes se referment.

 

           SEQ SEQ 4. EXT. JOUR / Parking de la clinique

Plan très large de l'entrée de la clinique.

 

Un grand et beau parking, illuminé par un soleil blanc mais chaleureux. On peut voir les arbres qui projetaient leur ombre dans la chambre, la légère brise fait toujours vibrer délicatement les feuilles.

Quelques personnes se dirigent de diverses manière, plus ou moins rythmées, vers l'entrée de la clinique, un vieil homme fume une cigarette à la fenêtre de sa chambre. L'homme que l'on suit depuis le départ sort alors et marque une pause en bas des quelques marches de l'entrée. Il regarde le ciel, puis un arbre, puis les groupes de gens qui entrent dans la clinique, puis part vers la gauche, pendant sa traversée de l'image, on peut voir le vieil homme  se faisant rabrouer par une infirmière qui jette la cigarette et ferme la fenêtre. L'homme sort à nouveau du champs de vision.

 

           SEQ SEQ 5. EXT. JOUR / Abris bus

Plan moyen du banc de l'abris bus, à hauteur de visage.

 

L'homme est assis dans l'abris bus, il a toujours l'air aussi serein et observe les gens de divers âges qui l'entourent et arrivent, écoutant leur dialogue comme on écoute une musique qu'on aime.

 

           SEQ SEQ 6. EXT. JOUR / Parking de la clinique

Plan identique à la séquence 4.

 

Un médecin, un infirmier et l'infirmière de l'ascenseur sortent de la clinique et courent vers la gauche.

 

            SEQ SEQ 7. EXT. JOUR / Arrêt de bus

Plan d'ensemble de l'abris bus et de l'arrêt.

 

Un bus couvre toute l'image et part immédiatement, découvrant l'arrêt de bus où arrivent le personnel soignant qui freine sa course voyant le départ du bus. Les trois personnages regardent un instant le bus partir, chacun reprend son souffle, puis tous les trois repartent d'où ils sont arrivé.

 

            SEQ SEQ 8. EXT. FIN DE JOURNÉE / Rue de lotissement

Plan très large de la rue

 

Le bus arrive tout au fond de la rue, s'arrête puis repart. Notre homme qui en est descendu est alors visible, il regarde la rue un instant puis descend du trottoir en direction de la caméra.

 

           SEQ SEQ 9. EXT. FIN DE JOURNÉE / Jardin

Succession de plans rapprochés et de gros plans de l'homme.

 

Depuis le jardin entouré d'un mur de pierres blanches, dos à la maison, en face le portail en fer peint en rouge, derrière le portail, l'homme et son sac.

L'homme entre dans le jardin, poussant le portail lentement, il a le regard fixé sur quelque chose et se dirige vers elle.

 

Plan large en plongée, depuis le toit de la maison.

 

L'homme se dirige vers un cerisier en fleur, lentement. Il regarde chaque branche. Arrivé à proximité de l'arbre, il lâche son sac, fait le tour, puis touche le tronc en le caressant.

 

Retour aux plans rapprochés et gros plans.

 

L'homme est à présent heureux, il regarde chaque branche, chaque feuille et chaque pétale de l'arbre en touchant parfois de petites branches. Puis, il recule tranquillement pour mieux observer l'arbre dans sa totalité, quelques pétales commencent à tomber.

Des bruits de voiture roulant vite et une sirène d'ambulance se font entendre au loin, elles se rapprochent.

 

La caméra monte par dessus le mur du jardin.

 

On voit la rue en perspective, le soleil a quasiment disparu, la voiture et l'ambulance arrivent à toute vitesse. Une femme sort de la voiture et court vers le jardin.

 

Femme :

- Michel !

 

Le personnel soignant sort de l'ambulance avec tout le matériel nécessaire à une réanimation, puis pénètre dans le jardin. La caméra les suit, repasse par le mur, puis s'arrête au-dessus de l'arbre.

L'homme est étendu au sol, avec toujours le même air serein, il est entouré des pétales du cerisier.

Le personnel soignant commence les chocs cardiaques, la caméra monte dans le ciel en suivant la scène.

 

FONDU AU NOIR

 

          GÉNGÉNERIQUE.



16 Anne-Lise



17 Franck

Des images, le son coupé, en couleur, sur la courbe du verre.

Des images, et puis des mots en accompagnement. Mais toujours pas de son.

La pièce plonge dans le noir.

Je me retrouve à la lisière d'une forêt, une nappe étendue sur le sol sert de terrain de jeu à
quelques insectes.

Ca se couvre, l'ombre d'un nuage nous plonge dans le noir.

Je redresse la tête, le ciel, les yeux fermés, déverse sa fatigue sur nos corps. Les plocs de lassitude
œuvrent comme une cacophonie de métronomes.

Et quand le son revient, je suis déjà couché, les doigts agrippés à la couette,

plongé dans le noir.



18 Estel

18_estel

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22 octobre 2009

Le silicium

Episode 4 de l'aventure cadavérique, avec Thomas qui a bien trouvé sa place, et les 5 d'origine dont je me fais un plaisir de rappeler les prénoms: Anne, Anne-Lise, Estel, Sarah et Franck


01 Anne

01_anne
 



02 Anne-Lise



03 Sarah

Les ailes imprégnées de l'infiniment bleu, tu t'élances...
Tes peaux pailletées scintillent dans la lumière.
D'un souffle tu parcours le monde, de l'aurore au couchant.
Ta respiration est régulière, tes yeux sont clos.
Le voyage se termine là où commence l'autre monde.
Il faut remonter maintenant, on t'attend là-haut...




04 Thomas


Garniture #1
envoyé par MonsieurJaune



05 Estel

05_estel



06 Franck

Mon réveil sonne à 7h57; le temps d'aller aux toilettes, et je peux allumer le poste de radio à
7h59, écouter la météo, le cœur serré, puis enchaîner avec les titres du journal de 8h.

A 8h03, le sort de ma journée en est jeté; le temps qu'il va faire, et les titres énoncés brièvement
par le journaliste, décident à eux seuls de mon moral pour les 12 heures à venir.

Ca fait des années que mon fonctionnement quotidien est réglé sur cette belle mécanique. Je
suis ce pauvre rat égaré dans la boîte de Skinner ... j'y crois, et je ne m'en rends pas compte.

A 8h15, buvant machinalement mon café, elle pénètre dans la cuisine, ses cheveux couvrant
les traits tirés de son visage, vêtue d'une nuisette élimée et délavée, et de grosses chaussettes
en laine verte, m'adresse un rapide bonjour sans vraiment m'embrasser, puis part dans la
direction opposée, traînant le pas, toilettes ou salle de bain, je ne saurais le dire: je l'aime.

8h39, je suis à la bourre. L'ascenseur bloqué au 4e, je dévale les marches de l'escalier 4 par 4.
Au 2e étage, je me rends compte que j'ai oublié mon parapluie, tant pis; 300 mètres pour
atteindre la bouche de métro, c'est suffisant pour arriver trempé. Je sors mon pass automatique
de mon porte feuille.
Une infime bousculade sur ma droite, mes papiers se retrouvent à terre, baignant dans le jus que
des milliers de godasses dégoulinantes ont laissé en souvenir dans cette station. Le poisse me colle.
Je suis surpris et prends alors une décision gravissime:
demain, je règle mon réveil à 7h53, que j'ai le temps d'écouter aussi l'horoscope de 7h55.



07 Anne-Lise



08 Estel

08_estel

09 Anne

09_anne



10 Sarah

Je marche d'un pas assuré vers des jours meilleurs !

L'empreinte laissée par ma botte fait taire l'horizon.

Bouts de chiffons et bottes de paille, mon corps se consume de l'intérieur.

Effrayés par ma vue,

Merles moqueurs et pies voleuses s'éloignent vers d'autres contrées.

Je laisse désormais planer une ombre capricieuse sur ces parterres dorés.

Victoire !



11 Franck

11bis_franck



12 Thomas

12_thomas



13 Estel

13_estel



14 Anne-Lise



15 Thomas


Garniture #1
envoyé par MonsieurJaune



16 Anne

16_anne



17 Sarah

Si on me demande, dites que je suis parti,
Absent pour quelques décennies.
"Il a cassé sa pipe, mon dieu tout est fini !"

Si on me demande, dites que je ne suis pas là,
Absent pour le reste du monde, même pour toi.
"Il a cassé sa pipe, il ne reviendra pas !"

Si on me demande, dites que je suis occupé,
Absent pour un moment, meurtri par la réalité.
"Il a cassé sa pipe, il part le premier !"

Si on me demande, dites que je me suis perdu,
Absent pour de bon, parce que j'en ai plein le ...
"Il a cassé sa pipe, c'est un vrai malotru !"

Si on me demande, dites que j'en ai marre,
Absent perpétuel de ce monde de barbare.
"Il a cassé sa pipe, quel drôle de hasard !"

Si on me demande, dites un peu ce qui vous amuse,
Je suis las de trouver des excuses.
"Il a cassé sa pipe ? Il a cassé sa pipe."



18 Franck

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29 mars 2009

la garniture

On enchaîne ... après le cadavre et la femelle, voici la garniture.
2 nouveautés ici: nous n'avons fait que 2 tours, et nous avons intégré un nouvel artiste, mâle (pour
satisfaire la gent féminine ...), et vidéaste
bienvenue donc à Thomas, sa caméra, son humour, sa barbe de 4 jours, et ses projets qu'il aimerait tant
développer avec ... moi !
le tirage au sort est le suivant:
Thomas - Anne - Anne Lise - Estel - Franck - Sarah - Anne Lise - Franck - Estel - Thomas - Sarah - Anne

et c'est parti .....

01 Thomas


Garniture #1
envoyé par MonsieurJaune

02 Anne

garniture1__2_


03 Anne

musique d'anne-lise



04 Estel

garniture1



05 Franck

Les masques tombent, et tournent.
Etouffant
Triomphant.
La fente pleine d'un cri de rage,
les fantômes reviennent,
baignent dans la fange de mes fantasmes.
Je libère mes obsessions,
l'infanticide comme une évidence.



06 Sarah

De l’obscurité frémissante pointait un signe d’espoir.
Modulant sur les pleurs du sage et les rires de l’enfant,
La terreur laissait place à un jeu de massacre.
Perçant son premier rayon dans cet horizon pourpre,
L’apparition fut lente et indicible.
L’aurore en un cri allait être masquée.
Le temps se faisait long et dans un dernier effort,
La terre ébranlée dévora en son sein,
La lyre d’Orphée et la quiétude du païen.


07 Anne-Lise



08 Franck

 

Dans l'indicible courant d'air, elle offre sa désespérante condition.
Elle n'a cesse de tourner, y a des regards autour d'elle,
pupilles curieuses, vaisseaux dilatés, mais que faire ?

Un cri, une porte qui claque dans une maison vide, accompagne la rotation.
Une porte claque, dans une maison vide, les silences effrayés trouvent refuge
au fond des gorges.

Soudain un 16 tonnes passe.
Alors la petite roue en plastique cesse de tourner.



09 Estel

09_estel



10 Thomas


Spirale
envoyé par MonsieurJaune



11 Sarah

Du bout de ton revolver, tu me vises,
Atmosphère électrique.
La tension s’aiguise, le geste est lent.
La relation se tend,
Tant vers elle,
Tant vers lui.
Le monstrueux est l’étranger qui s’immisce.
Implacable lucarne ouverte sur ma vie.
Dirige tes humeurs, dirige tes angoisses.
Les voyeurs ne sont pas là où on les attend,
Atmosphère pénétrante.
Hissé sur la pointe de mes envies, c’est l’explosion.



12 Anne

garniture2


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28 novembre 2008

et voici la femelle ...

Le cadavre est enterré, voici ... la femelle !
(demandez à Anne la raison de ce joyeux sobriquet...)

Pour ce cadavre, nous avons fait 5 tours, ce qui donne une oeuvre finale de
25 tableaux !

C'est parti !!!

01  Sarah

C'est au dessus de la place de l'opéra qu'habitait cette vieille femme.
Je n'ai jamais su son nom, je l'aurais pourtant retenu tant le
personnage m'impressionnait.

Elle était courbée par le temps, avait une démarche lente mais
assurée et une façon si étrange de relever la tête lorsqu'elle croisait
un quidam sur son chemin. Ses yeux étaient d'un bleu si vif qu'ils en
étaient effrayants. Ses cheveux blancs étaient rassemblés en un
chignon aux contours incertains tant la vieille devait peiner à se
coiffer.

Les promeneurs baissaient la tête quand ils la rencontraient et les
enfants seulement osaient soutenir son regard, terrifiés par cette
aura mystérieuse et inquiétante qui la définissait. Personne ne la
connaissait vraiment mais elle faisait partie du quartier et tout le
monde savait exactement où elle logeait...


02 Estel

femelle__1


03 Anne-Lise



04 Anne

femelle__1


05 Franck

Elle est l'aube la ligne d'horizon la brume qui se dissipe comme un
trompe l'œil un acrobate titubant se cache derrière les ficelles l'avenir
trouble à reculons la nuit se lasse et son pardessus élimé sur le dos
dans l'ombre tapie une équivoque en équilibre la tâche de sang
l'inaltérable le fil s'étire au bord de la rupture une parenthèse
clandestin sans esclandre s'ouvre dans le repli les premiers pas
toujours chancelants entre le rire et les larme elle est l'aube la ligne
d'horizon
la brume qui se dissipe comme un trompe l'oeil un acrobate
titubant se cache derrière les ficelles l'avenir trouble à reculons la nuit se
lasse et son pardessus élimé sur le dos dans l'ombre tapie une équivoque
en équilibre la tâche de sang l'inaltérable le fil s'étire au bord de la rupture
une parenthèse clandestin sans esclandre s'ouvre dans le repli les premiers
pas toujours chancelants entre le rire et les larmes elle est l'aube la ligne
d'horizon la brume qui se dissipe comme un trompe l'oeil un acrobate titubant
se cache derrière les ficelles l'avenir trouble à reculons la nuit se lasse et son
pardessus élimé sur le dos dans l'ombre tapie une équivoque en équilibre la
tâche de sang l'inaltérable le fil s'étire au bord de la rupture une parenthèse
clandestin sans esclandre s'ouvre dans le repli les premiers pas toujours
chancelants entre le rire et les larmes elle est l'aube la ligne d'horizon
la brume
qui se dissipe comme un trompe l'oeil un acrobate titubant se cahce derrière les ficelles
l'avenir trouble à reculons la nuit se lasse et son pardessus élimé sur le dos dans
l'ombre tapie une équivoque en équilibre la tâche de sang l'inaltérable le fil s'étire au
bord de la rupture une parenthèse clandestin sans esclandre s'ouvre dans le repli les
premiers pas toujours chancelants entre le rire et les larmes elle est l'aube la ligne
d'horizon.

06 Anne-Lise


07 Sarah

  "Non !" me dit-il d'une voix calme mais avec une fermeté et une assurance dans ses yeux qui ne laissaient rien présager de bon. Le ton montait crescendo entre nous jusqu'à ce que, épuisés par tous ces mots jetés l'un à l'autre, nous calmions peu à peu notre échange houleux. Avant que la dispute ne reprenne, je pris mon sac et claqua la porte dans un départ que l'on pourra qualifier de théâtral.

  Le radeau tanguait plus que de raison et je commençais à me sentir mal. La grande étendue bleue frisait petit à petit et le soleil se voila en un clin d'oeil. La houle se faisait de plus en plus intense et la petite embarcation sur laquelle je me trouvais commençait à prendre vie sous mes pieds. Les creux de quelques mètres étaient accompagnés d'un vent puissant et le bateau dans un mouvement régulier regardait vers le ciel pour piquer ensuite tout droit vers la mer. Les grincements de la coque et le tintement du mat s'ajoutaient à la musique qui venait du fond de la cale. J'avais branché la radio quelques heures auparavant et Abba jouait ses meilleurs tubes au milieu d'une tempête fracassante... J'avais emmené avec moi Cachou, mon chat tigré noir et gris, qui effectuait une bien curieuse danse devant moi. Au fur et à mesure que le bateau tanguait au gré des vagues désormais gigantesques, Cachou, crinière au vent et oreilles aplaties, s'agrippait de toutes ses forces au sol et avançait puis reculait en cadence avec le bateau. Il se retournait quelques fois vers moi et poussait des miaulements sauvages dans l'espoir sans doute que je le tire de cette situation quelque peu déroutante. Le mouvement s'accéléra précipitamment, une vague vint s'écraser à mes pieds et me faucha au moment où je m'y attendais le moins. Elle me laissa étendue au sol, un peu sonnée et particulièrement énervée. cette fois-ci c'était sûr, mon départ intempestif et fracassant après notre dispute de ce matin tournait véritablement au burlesque. La tempête se calma peu à peu.

08 Anne


femelle__1

09 Franck




Un rouge dégueulasse sur ta bouche
qu'en a bouffé des piliers de comptoir
et tracé de beaux dessins sur ta couche,
où des hommes se sont nourris d'histoires.

Quand ta robe automnale, au ton carné
se faufile dans des couloirs étroits,
précédant des fantômes incarnés,
ta main tremble, comme prise de froid.

Tu les collectionnes ces numéros,
des odeurs de rance et des murs crasseux,
où le crépuscule ainsi qu'un héraut
accompagne ces défilés poisseux...

A la fin, tes paupières s'agrandissent,
au milieu de ton visage livide.
Ces nuits sordides sont les immondices
où s'échouent les corps et les âmes vides.

10 Estel

femelle__1



11 Anne

femelle__1

12 Franck

clinquant éclat quincaille pacotille
                                    anonyme ordinaire insignifiant
quintessence casse-gueule liqueur
                                    bohème négligé incorrect cru
abject ordurier infâme salope
                                    fascinant hypnotique subjugué
bacchanale raout bringue nouba
                                    mondain profane m'as-tu-vu futile
toxico camé flash défonce trip
                                    jacasse beuglard saoulant indiscret
solitaire individu isolé
                                    remarquable coquet éblouissant
architecture monuments bâtisses
                                    obscure sibyllin énigmatique.


13 Sarah

J'étais soûl et tout s'embrouillait dans ma tête. Seul le souvenir de son rire sardonique restait dans ma mémoire. j'en étais là.

Sorcière bleue venue de la nuit, ensorceleuse cruelle aux paroles sibyllines, ta lueur blafarde étreint mon désespoir.

J'étais soûl une fois encore. L'atmosphère était enfumée et ma peau sentait la cigarette à plein nez. Le couple qui dansait devant moi me donnait le tournis. Elle, avec son chignon haut perché, son fard outrancier et ses bas résilles de mauvais goût. Lui, il avait le regard arrogant et l'allure rigide des jeunes mâles fiers. Leur danse était pathétique, ou peut-être était ce tout simplement la posture habituelle de l'amour. J'avais envie de dégueuler le monde, de hurler mon dégoût, rien ne sortait. Il y avait cependant quelque chose d'étrange dans l'air. La fête me paraissait plus dissonante que d'habitude. Le whisky que j'avais bu au cours de la soirée était pourtant le même que les autres soirs, le bar aussi je le reconnaissais, mais il y avait une odeur nauséabonde qui sortait du plancher. Ma tête tournait de plus en plus, le petit matin allait se lever et il faisait pourtant toujours aussi noir dans ce bouge.

La compilation de tangos argentins passait désormais en boucle et à un niveau sonore étourdissant. Le couple était parti s'asseoir et je recommandais un verre de whisky en hélant le patron que je pensais apercevoir entre les lumières rouges et bleues qui éclairaient le comptoir. Personne ne me répondit. Ce que je prenais pour le patron était en fait l'accumulation de trois manteaux accrochés à une des vis de l'immense étagère en bois sculpté qui surplombait le comptoir et supportait toutes les bouteilles d'alcool du bar. Digne maîtresse de ces lieux. Je comprenais encore moins que d'habitude ce qui se passait. Je me levais d'un bond, pris tant bien que mal ma veste qui était suspendue au porte-manteau à côté de la porte d'entrée, jetai un coup d'oeil incertain à l'horloge rétro accrochée au dessus de la banquette en velour du fond de la salle et ouvris en grand la double porte vitrée pour sortir. il était 10h30 du matin et à ma grande stupéfaction, il faisait nuit.


14 Anne-Lise


15 Estel

femelle__1


16 Franck

Une miette de pain, finit sa course au coin de la table,
tout près de la chute, rescapée.

Elle regarde les autres s'effondrer sur le lineau,
bientôt piétinées, elle ne bouge plus.

L'heure tourne, pendant laquelle elle sait éviter
un coude, un plat, un coup d'éponge. Immobile ...infaillible technique.

C'est la fin du repas, elle est là, un carreau rouge de la nappe.

La pièce se vide, on éteint la lumière, elle a survécu.

Soudain, surgi du néant,
un doigt boudiné et brillant de salive, vient lui lécher le dos.

Sa course aérienne, en une courbe parfaite,
prend fin dans une bouche à moitié édentée.

Tout juste le temps de voir une molaire s'abattre sur elle.

Noir.

17 Anne

femelle__1

18 Sarah

Avant que je ne meurs,

Uranus avait pris grand soin de moi.

Sagement assis au creux de l'obscurité,

Entouré de parois chaudes et venues,

Chrysalide éphémère de ma triste vie,

On avait décidé de me faire chuter.

Un cri perçant déchirait le silence et,

Rougi du baiser de la fée chevelue

Sa mélodie cruelle accompagna mon déclin !

Ah comme vous fûtes bonne ma reine

Au regard de ma peine.

Approchant de l'infini des géants,

Aurore pailletée par la faim du néant,

Assimilé aux étoiles, vous me fîtes une place aux côtés de l'ogresse ...

19 Estel

femelle__1

 

20 Anne-Lise

 

21 Sarah

Il fallait que je cours, vite. L'étrange cauchemar se poursuivait dans
un rythme fou. Je ne distinguais rien ni personne derrière moi mais je
sentais bien qu'il fallait courir. La ville qui s'offrait à moi était
gigantesque, démesurée, tentaculaire. Du haut de la colline qui la
surplombait, je pouvais apercevoir les milliers de voitures, les
gyrophares de toutes les couleurs, la multitude de gens qui grouillait
dans les rues. Les fenêtres des buildings reflétaient le soleil rasant et
la ville semblait prendre feu. en un bond je dévalais la pente qui me
séparait de cette masse urbaine. l'herbe semblait s'enrouler sous
mes pieds et j'arrivais plus rapidement que prévu dans une des rues
principales. elle était déserte. je soufflais quelques secondes quand
un bruit strident se mit à retentir. Je ne comprenais plus rien. Où
étaient ceux qui me poursuivaient depuis la sortie de l'enterrement ?
Et la foule infernale de cette jungle urbaine? Le bruit assourdissant
me paralysait encore quelques secondes quand je sentis une
présence juste derrière moi et le souffle chaud d'une respiration
venir s'écraser sur ma nuque. Je repris ma course de plus belle. La
foule qui quelques minutes auparavant avait disparu, déambulait de
nouveau tout autour de moi et s'épaississait au fur et à mesure de
mon trajet. Tout en alignant de grandes foulées, je m'aperçus que
tous ceux qui m'entouraient avaient la même expression sur le
visage. Un sourire figé leur mangeait la moitié de la figure. Je ne
pouvais pourtant pas m'arrêter, ils étaient sans doute encore à mes
trousses. En tournant au coin d'une rue, je butais contre un petit
homme qui s'écroula sur le champ. Un masque se décrocha de son
visage. Je continuais à courir. Des masques, ils portent tous des
masques! Mais qu'est ce que c'est que cette mascarade ? Je n'eus
pas le temps d'aller plus loin dans ma réflexion que l'homme que je
venais de bousculer hurla: "IL EST LA !!". La masse informe qui
fondit brusquement sur moi à cet appel, était composée d'un millier
d'hommes sans doute qui, lentement, et tour à tour, arrachèrent leur
masque. Ils révélèrent tous un seul et même visage, le mien.
Abasourdi par ce spectacle diabolique, j'abandonnais toute
résistance et disparu dans l'opacité de ces entrelacs de chair.

22 Anne

femelle__1


23 Anne-Lise

 

24 Estel

25 Franck

au bout du chemin, découper un bout de ciel,
patchwork noir et blanc,
balayer la terre d'un vent western,
et l'oeil curieux expédie son message;

là, maintenant, crête assombrie par l'orage,
où des nuages comme des compresse de coton se déposent,
l'horizon en sinusoïdales,
et parfois, le soleil déchire la ouate comme un coup de bistouri,
la plaie éphémère se résorbe,
et la cicatrice s'étend d'un bout à l'autre de la main.

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23 novembre 2008

Le cadavre ...

Le "cadavre" est une oeuvre de 15 tableaux réalisés par 5 artistes en l'espace d'un mois, sur le principe du cadavre exquis.
L'ordre de passage est tiré au sort.
Le premier artiste crée son oeuvre, et l'envoie au suivant.
Celui-ci a 2 jours pour créer en fonction de ce que lui inspire l'oeuvre reçue, il envoie son propre travail à l'artiste suivant qui, de nouveau, a 2 jours pour créer et ainsi de suite, jusqu'à obtenir une oeuvre originale où photos, dessins, musique et textes se succèdent, rebondissent, s'emmêlent, s'entrechoquent...

dans les rôles principaux:
Anne: dessin, illustration
Anne-Lise: musique
Estel: photo
Franck: texte
Sarah: texte


01 Franck

Au large la rumeur
Ebranle les nuées.
Le ciel porte en clameur
Sa rage dénuée.

En bas, ça gronde ferme !
De ces poings en rafale,
Il frappe l'épiderme,
Dans un cri triomphal.

Sa robe pourfendue
Laisse passer l'éclat
D'un être inattendu
Au sein du pugilat.

Des rayons métalliques
Jaillissent des crevasses;
Sur l'onde famélique
Ils chutent en lavasse.

Les vagues se disloquent
Rompant aux commissures;
La mer brisée, en loques,
Pour panser ses blessures

Lance vers les cieux
Un regard suppliant.
Un rire malicieux
Raisonne au firmament.



02 Anne-lise

 

03 Estel

cadavre__1



04 Sarah

Et dansent les plis de ta robe couleur du temps. La lumière qui t'étreint te rend encore plus belle, le sais-tu ? Seulement tu es trop enivrée par ta danse pour prêter attention aux autres, à ceux qui te regardent. Au fil des jours, ton pas se fait de plus en plus léger. Gracieuse et téméraire, tu t'entêtes à parcourir les mondes inconnus de tes yeux malicieux. Et le manège recommence, la vie, les rêves, ces nuits troublantes et ses petits matins chagrins. L'univers qui nous entoure te paraît familier et tu t'y abandonnes sans crainte. Non, ce qui te terrorise petite-fille, c'est l'endroit d'où tu viens. Ce sont les terres brûlées qui jalonnent ton enfance et l'escalier bleu qui mène au grenier. Univers de pantins et de monstres enfantins, tes souvenirs se troublent dans ta mémoire. Où était donc cette terre d'où tu viens ?



05 Anne

cadavre__1

06 Franck

Etre de lumière,
qu’un grillage ternit,
derrière les barreaux de ton cachot,

aussi fin et léger que le sable
d’une plage inaccessible,

il y a un sourire, sur ton visage,
l’onde indicible sur la feuille d’un peuplier
qu’effleure une pluie d’automne…

Un arrêt sur image avant
de pleurer l’aube aveuglante,
comme le fracas d’un obus,
l’aube qui traîne avec elle
son lot de couleurs ensanglantées
que le voile de la nuit
te dissimulait.



07 Estel

cadavre__1



08 Anne

cadavre__1


09 Sarah

J’avais un mal fou à me souvenir de son visage. Petite chose de plastique que je traînais de partout, cette poupée était ma préférée. Sa petite robe rouge et son bonnet de laine blanc noué autour de son cou étaient parfaitement ajustés. Les ongles de ses mains étaient peints en rose bonbon et ses bras étaient potelés. Ses paupières étaient mobiles ce qui lui permettait de fermer les yeux quand on la basculait en avant. Par les pieds. Oui, c’était par les pieds et tête contre sol que je traînais cette petite chose dans la cour terreuse qui jouxtait la maison. A force de l’emmener avec moi un peu partout, poupée avait perdu quelques cils et son front était un peu écorché par les graviers. Ça, je m’en souvenais. Ma poupée ! J’avais bien soulevé sa robe quelquefois pour savoir si on était un peu pareilles, mais elle avait une petite combinaison de coton à laquelle se raccrochaient ses jambes et ses bras en plastique, et il m’était donc impossible d’aller vérifier de près son anatomie. Qu’importe…Ces derniers jours son visage m’était apparu mais si différent, si effrayant ! Deux tâches sombres avaient remplacé ses yeux, sa tête était nue et sa peau de plastique était toute craquelée et d’un ton grisâtre. Cette image allait et venait dans ma tête, dansant au milieu de mes souvenirs. Il fallait que je me débarrasse de cette vision qui commençait à perturber mes journées, que je revois le visage et la couleur de mon enfance. Mais comment était donc ce foutu visage ?



10 Anne-Lise

 



11 Anne

cadavre__1



12 Estel

cadavre__1



13 Anne-lise


14 Franck

Elles ont, d’Argentine, déclaré la guerre,
Les armées rouges, fendant le Nil, Pharaon !

Esclavagistes « sanguinea », sur le front,
Soutenant les efforts des
noires légionnaires …

Les pestes ! Leur allégeance aux rousses ailées,
Quelques ouvrières obstinées, moissonneuses,
Les transforment en de redoutables tueuses,
De la lignée des « Attines », ces dévoyées !

De leur abdomen réglé en aérosol,
comme un parfum mortel, l’acide somnifère

s’écoule en pluie éparse sur les mellifères
Ces replètes pétrifiées sous les parasols…

Fuie mécoptéroide ! fuie, hyménoptère !!
Car d’un geste innocent, s’avance ton trépas !
Un météore ! un astéroïde ! le pas
D’un géant ! crack ! Prend fin le règne des aptères….




15 Sarah

Et voilà, tout était terminé. Je m’étais laissé éliminer telle une vulgaire petite fourmi. Balayé, écrasé, mis aux déchets. Les géants avaient gagné. Connaissez-vous les défis ? Ceux que l’on se lance à soi-même pour se prouver toutes sortes de choses ? « Ne pas marcher sur les plaques d’égouts qui jonchent les trottoirs tout en arrivant au bout de la rue avant la Peugeot qui arrive juste derrière moi sinon je meurs dans la minute ! J’ai réussi, quel as ! Mais au fait, qu’est-ce que j’avais dit que ça faisait si j’y arrivais ?» Voilà, ce genre de défis qui vous font avoir un comportement souvent curieux pour le reste de l’humanité, parfois même grotesque lorsque, en sueur et complètement essoufflé, vous sautez sur le dernier pavé du trottoir en hurlant « Ca y est ! ». Et bien cette fois-ci, les géants, ceux de la finance, du commerce international, ceux du consumérisme le plus primaire, m’avaient laissé pour mort, gisant à côté de mon ordinateur. J’avais pourtant surveillé mes investissements sur le site de ma banque…Mes actions chutaient plus vite qu’il ne faut de temps pour le dire. J’étais resté là pendant des heures avec ma tasse de café et mes cigarettes, perplexe, devant cet effondrement incroyable. La jungle infernale des chiffres envahissait mon esprit et à 16h21 précise, il ne me restait plus rien. Mort clinique de mon portefeuille d’actions. Ce n’était pas grand-chose, c’est sûr, rien même comparé aux milliards surréalistes qu’investissent les traders du monde entier, mais c’était important pour moi ! Comment encaisser cette défaite, me remettre de cette bataille héroïque livrée au prix du bon fonctionnement de ma santé mentale ? Comment pourrais-je raisonnablement me rapprocher de la mort en acceptant la réalité ? J’ai perdu ! J’allais devoir me faire une raison : la société de consommation m’avait terrassé.


FIN

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